L'époque et le monde, l'argent et le pouvoir, appartiennent aux êtres médiocres et fades. Quant aux autres, aux êtres véritables, ils ne possèdent rien, si ce n'est la liberté de mourir. Il en fut ainsi de tout temps et il en sera ainsi pour toujou
Citation déformée extraite de l'ouvrage " Le Loup des steppes" de Hermann Hesse (1927).
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Extrait de l'ouvrage " Le Loup des steppes" de Hermann Hesse (1927):
Mais je pense maintenant à ton préféré, mon ami, dont tu m'as parfois parlé et dont tu m'as aussi lu des lettres, à Mozart. Comment était-ce avec lui? Qui, en son temps, a régné sur le monde, empoché l'argent, donné le ton et compté pour quelque chose: Mozart ou les hommes d'affaires, Mozart ou les dizaines d'hommes superficiels ? Et comment est-il mort et enterré? Et je pense qu'il en a peut-être toujours été ainsi et qu'il en sera toujours ainsi, et que ce qu'on appelle dans les écoles «l'histoire universelle» et qu'il faut apprendre par cœur pour se former, avec tous les héros, les génies, les grandes actions et les grands sentiments - ce n'est qu'une escroquerie, inventée par les maîtres d'école à des fins éducatives et pour que les enfants soient tout de même occupés à quelque chose pendant les années prescrites. Il en a toujours été ainsi et il en sera toujours ainsi: le temps et le monde, l'argent et le pouvoir appartiennent aux petits et aux superficiels , et rien n'appartient aux autres, aux vraies personnes . Rien d'autre que la mort.
|L'époque et le monde, l'argent et le pouvoir, appartiennent aux êtres médiocres et fades. Quant aux autres, aux êtres véritables, ils ne possèdent rien, si ce n'est la liberté de mourir. Il en fut ainsi de tout temps et il en sera ainsi pour toujours.|
Le rôle de la douleur, des déceptions et des idées noires n'est pas de nous aigrir, de nous faire perdre notre valeur et notre dignité, mais de nous mûrir et de nous purifier.
Citation extraite de "Peter Camenzind" de Hermann Hesse (1904).
La purification serait plutôt le rôle de la mort, à la condition d'avoir converti son cœur. Pour la maturation, les épreuves peuvent aider, en effet, mais il y a d'autres moyens moins traumatisants.
Extrait de "Peter Camenzind" de Hermann Hesse (1904):
Je revis ma mère mourante. Je revis sur son visage l'œuvre silencieuse et sévère de la mort qui l'ennoblissait. Elle avait l'air revêche, la mort, mais puissante aussi et bonne, comme une mère ramenant au foyer avec précautions un enfant égaré.
Soudain, je compris à nouveau que la mort est notre sœur bonne et sage; elle sait l'heure qui convient et nous devons lui faire confiance. Je me mis aussi à comprendre que le rôle de la douleur, des déceptions et des idées noires n'est pas de nous aigrir, de nous faire perdre notre valeur et notre dignité, mais de nous mûrir et de nous purifier.
Huit jours plus tard mes malles étaient expédiées à Bâle et je parcourais à pied une bonne partie de la France du Sud, sentant de jour en jour pâlir et se dissiper comme des brumes les heures de Paris dont le souvenir me poursuivait de sa puanteur. J'assistai à une «Cour d'Amour», je passai la nuit dans des châteaux, dans des moulins, dans des granges, et je bus avec les gars bruns et communicatifs le vin qu'ils ont produit et qui vous met dans l'âme chaleur et soleil.
|Le rôle de la douleur, des déceptions et des idées noires n'est pas de nous aigrir, de nous faire perdre notre valeur et notre dignité, mais de nous mûrir et de nous purifier.|