Achille Devéria
Achille Devéria était un peintre, illustrateur et graveur français de l'époque romantique, né le 6 février 1800 à Paris et mort le 23 décembre 1857 dans cette ville.
Achille Devéria est le fils d'un fonctionnaire de la Marine, et l'aîné d'une fratrie de cinq enfants. Il suit tout d'abord les cours de peinture d'Anne-Louis Girodet1 puis ceux de Louis Lafitte, dessinateur du roi.
En 1822, alors qu'il commence à exposer au Salon, lui et son frère Eugène (également peintre) ouvrent un cours de dessin.
Achille Devéria fait la connaissance de Victor Hugo et de son épouse un soir de décembre 1824 en attendant l'ouverture des guichets sous les galeries du théâtre de l'Odéon où se donne, depuis le 7 du mois, l'opéra Robin des Bois ou les Trois balles, adaptation française très libre du Freischütz de Weber. Un dessin promis lors de cette rencontre et apporté à Madame Hugo marque le début de leurs échanges réguliers et des visites qu'ils se rendent désormais mutuellement à leurs domiciles respectifs.
Achille Devéria épouse, en 1829, Céleste Motte, fille de l'imprimeur lithographe Charles Motte (1785-1836). D'après leur fils Gabriel «la maison que [son] père possédait rue Notre-Dame-des-Champs n°453 était enfouie dans des jardins: elle avait la tranquillité d'une retraite et la gaieté d'un nid.» Cette maison avait deux entrées. La seconde, plus volontiers indiquée comme adresse officielle dans les catalogues du salon se trouvait au n°38 de l'ancienne rue de l'Ouest (quartier du Luxembourg, ancien 11e arrondissement) qui longeait, à cette époque, la pépinière plantée à l'emplacement de l'ancien enclos des Chartreux.
La maison est à la fois le foyer familial où logent également Eugène et Laure Devéria et le lieu de travail d'Achille qui y installe son atelier. Elle est «gaie et animée par le mouvement [des] six enfants» du couple qui reçoit dans son salon «toute la pléiade romantique.»
Victor Hugo, Alexandre Dumas (père), Prosper Mérimée, Franz Liszt et de nombreux autres artistes et écrivains viennent dans son atelier pour se faire immortaliser. Un portrait d'Honoré de Balzac jeune homme (1825) lui est attribué. Alfred de Musset y déclama ses premiers vers.
Achille exerça son art dans des genres divers. On lui doit des tableaux religieux et des aquarelles fort recherchées. Il est le premier qui ait su appliquer la couleur à la lithographie, avec l'aide de Motte qui effectuait les tirages.
En 1830, Devéria est un illustrateur reconnu qui a publié de nombreuses lithographies (par exemple le frontispice du Faust de Goethe). Il a aussi exécuté des peintures et des gravures érotiques.
Durant le Salon de 1846, son travail est remarqué par la critique. Charles Baudelaire écrit:
Voilà un beau nom, voilà un noble et vrai artiste à notre sens.
En 1849, Devéria est nommé directeur du département des Estampes de la Bibliothèque nationale et conservateur adjoint du département égyptien du Louvre. Il passe ses dernières années à voyager en Égypte, dessinant et transcrivant des inscriptions.
À l’époque romantique, en écho à ce qui advenait au milieu du XVIIIe siècle, on constate une abondance et une qualité d'illustrateurs qui se compromettent en détournant leurs outils au service de ce qui était considéré à l'époque et pendant longtemps, de la pornographie. Les libraires du XIXe siècle dénomment ces anonymes «Devéria et son école». Alfred de Lostalot (1837-1909), rédacteur de la Gazette des beaux-arts dénonce, après sa mort, l'artiste: «Devéria, lui, s’est prodigué dans tous les [mauvais] genres ce qui n’est pas sans avoir fait du tort à son talent et à sa réputation». La chose était donc su mais personne n'en parlait. Parmi les images érotiques composées par Devéria et ses complices, et la multitude des supports licencieux, la lithographie romantique pornographique reste l’image obscène la plus raffinée d’autant que – fait unique dans toute l’histoire de l’art érotique – elle n’est pas la conception d’un artiste isolé aux fantasmes inspirés mais d'un véritable mouvement, uni et concerté. L'a priori qui nous fait appréhender les romantiques français comme des jeunes gens vaporeux, désuets et obsolètes se retrouve mal en point, lorsque nous les découvrons plutôt provocateurs, ardents, lubriques et égrillards, vigoureux héritiers des valeurs émancipatrices du siècle des Lumières.
Achille Devéria est le frère d'Eugène Devéria (1805-1865), peintre lui-aussi, et de Laure Devéria (1813-1838), peintre de fleurs morte prématurément.
Par son mariage avec Céleste Motte, conclu en 1829, il est le gendre de l'imprimeur lithographe Charles Motte. Six enfants naissent de ce mariage, dont
- Théodule Charles Devéria (1831-1871), égyptologue ;
- Sara Dévéria (1838-1914), épousera Paul-Alfred Colin (1838-1916), peintre de marine et de paysage, lauréat du prix de Rome;
- Jean-Gabriel Devéria (1844-1899), sinologue.
Le 14 novembre 1855, Achille Devéria est fait chevalier de la Légion d'honneur.
Natale Schiavoni
Natale Schiavoni (Chioggia, 1777 - Venise, 16 avril 1858) était un peintre italien qui a été actif à la fin du XVIIIe et dans la première moitié du XIXe siècle.
Natale Schiavoni apprit d'abord à l'Accademia de Venise comme élève de Francesco Maggiotto et ensuite à Florence auprès de Raffaelo Morghen. Il avait une préférence pour les portraits et il se rendit à Trieste où il développa la réalisation de portraits en miniature fort demandés. Par la suite il se rendit à Milan jusqu'en 1815. François Ier d'Autriche l'appela à la cour de Vienne où il réalisa de nombreuses commandes de portraits en miniature et des toiles de sujets féminins et odalisques d'inspiration renaissance ce qui lui valut d'être surnommé par ses contemporains de Pittore delle grazie («Le peintre des grâces»). En 1821, il s'établit définitivement à Chioggia où il se dédia à l'étude de la peinture tout en continuant à voyager en Autriche et en Allemagne. En 1840 il fut nommé professeur à l'Académie des Beaux-Arts de Venise et acheta le Palazzo Giustiniani.
Sandor Nyulassy
Sandor Nyulassy, ou Alexander Nyulassy, était un artiste peintre né en 1840 et mort en 1903. Sa mère s'appelait Ľudovít Nyulassy.
On en sait pas plus sur lui.
François-Louis Lanfant - De ces trois, la plus bénie est la charité (non daté)
«Or maintenant ces trois choses demeurent: la foi, l'espérance, l'amour; mais la plus grande de ces choses, c'est l'amour.»
Pour trouver le mot charité, allons vers la version Segond:
«Maintenant donc ces trois choses demeurent: la foi, l'espérance, la charité ; mais la plus grande de ces choses, c'est la charité.»
François-Louis Lanfant a été astucieux:
La personne qui est assise semble aveugle. Elle représente l'espérance (elle espère en la vie). La grande sœur qui dirige sa petite sœur représente la foi et la petite représente l'amour.