Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants; c'est l'indifférence des bons.
Cette citation n'est ni de Martin Luther King, ni d'Edmund Burke et ni de John Fitzgerald Kennedy. La première version semble provenir de John Stuart Mill dans "Inaugural address, delivered to the University of St. Andrew" (1867).
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Extrait de "Inaugural address, delivered to the University of St. Andrew" de John Stuart Mill (1867):
À ces études, j'ajouterais le droit international qui, à mon avis, devrait être enseigné dans toutes les universités et faire partie de toute éducation libérale. Loin d'être réservé aux diplomates et aux avocats, ce droit est nécessaire à tous les citoyens. Ce que l'on appelle le droit des gens n'est pas à proprement parler du droit, mais une partie de l'éthique: un ensemble de règles morales, acceptées comme faisant autorité par les États civilisés. Il est vrai que ces règles ne sont ni ne devraient être d'une obligation éternelle, mais qu'elles varient et doivent varier plus ou moins d'une époque à l'autre, à mesure que les consciences des nations s'éclairent et que les exigences de la société politique se modifient. Mais les règles ont surtout été à l'origine, et sont encore, une application des maximes de l'honnêteté et de l'humanité aux relations entre les États. Elles ont été introduites par les sentiments moraux de l'humanité, ou par le sens de l'intérêt général, pour atténuer les crimes et les souffrances de l'état de guerre, et pour empêcher les gouvernements et les nations de se conduire de façon injuste ou malhonnête les uns envers les autres en temps de paix. Étant donné que chaque pays entretient des relations nombreuses et variées avec les autres pays du monde, et que beaucoup d'entre eux, dont le nôtre, exercent une autorité réelle sur certains d'entre eux, la connaissance des règles établies de la moralité internationale est essentielle au devoir de chaque nation, et par conséquent de chaque personne qui contribue à la constituer, et dont la voix et les sentiments font partie de ce que l'on appelle l'opinion publique. Que personne n'apaise sa conscience en s'imaginant qu'il ne peut pas faire de mal s'il ne prend pas part à l'action et ne forme pas d'opinion. Les méchants n'ont besoin de rien de plus pour arriver à leurs fins que de voir les bons regarder et ne rien faire. Ce n'est pas un homme de bien qui, sans protester, laisse commettre le mal en son nom et avec les moyens qu'il contribue à fournir, parce qu'il ne se donne pas la peine d'utiliser son esprit à ce sujet. Il dépend de l'habitude de suivre et d'examiner les transactions publiques, et du degré d'information et de jugement solide qui existe dans la communauté, que la conduite de la nation en tant que nation, à la fois en son sein et envers les autres, soit égoïste, corrompue et tyrannique, ou rationnelle et éclairée, juste et noble.
|Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants; c'est l'indifférence des bons.|