François-Marie Firmin
François-Marie Firmin, dit Firmin-Girard, né le 29 mai 1838 à Poncin (Ain) et mort le 8 janvier 1921 à Montluçon (Allier), était un peintre d'histoire, de sujets religieux, de scènes de genre, de portraits, de paysages, de natures mortes et de fleurs.
François-Marie Firmin-Girard s’établit très jeune à Paris. Il entre à l'École des Beaux-Arts en 1854, dans les ateliers de Charles Gleyre et Jean-Léon Gérôme. Il remporte le deuxième prix de Rome en 1861 et installe son atelier boulevard de Clichy à Paris. À partir de 1859, il expose au Salon de Paris, puis au Salon des artistes français, obtenant de nombreuses médailles. Avec un style tantôt réaliste, tantôt proche de l’impressionnisme, toujours avec une belle lumière, il peint avec une égale facilité des tableaux d'histoire, des scènes de genre, des paysages et des fleurs qui le firent connaître. Parmi ses nombreuses œuvres, on cite Saint-Sébastien, Après le bal, Marchande de fleurs, Les Fiancés, La Terrasse à Onival ou Le Quai aux fleurs. Firmin-Girard fut certainement un des peintres les plus appréciés du public de son époque à Paris, mais vu par certains, dont notamment Émile Zola, comme un artiste des plus convenus.
Il fut un des premiers adeptes de la station d'Onival et y fit bâtir une villa vers 1875. C'est établi à Onival qu'il réalisa de nombreuses toiles des environs.
En 1878, l'écrivain et critique d'art Louis Énault compare l'artiste britannique Frederick Goodall à Firmin Girard :
«M. Goodal est le Firmin Girard de l'Angleterre. Les moindres détails prennent chez lui un caractère de force et de vérité extraordinaires».
Pierre-Édouard Frère
Pierre-Édouard Frère, né le 10 janvier 1819 à Paris et mort le 23 mai 1886 à Écouen, était un peintre, graveur et lithographe français.
Il est spécialisé dans les scènes de genre de la vie quotidienne représentant des enfants des milieux ruraux, qui furent très populaires notamment dans les pays anglo-saxons. La fondation de la colonie de peintres d'Écouen lui est attribuée.
Il est le frère cadet du peintre orientaliste Charles-Théodore Frère (1814-1888).
Fils d’un éditeur de musique, Pierre-Édouard Frère entre en 1836 dans l’atelier de Paul Delarochea à l’École des beaux-arts de Paris, où il remporte de nombreuses distinctions.
Il débute au Salon de 1843, et ne tarde pas à se faire une grande réputation dans la peinture de genre. Artiste prolifique, la plupart de ses compositions ont d’ailleurs été popularisées par la lithographie et la gravure sur bois, qu'il pratique lui-même. Il se fera connaître du grand public par ses gravures, d’enfants et d’intérieurs de gens modestes, avec une forme de sincérité, puisqu'il est l'un de premiers de son siècle à explorer ce thème, loin de Paris. En 1847, il s’installe en effet à Écouen. Il fait construire la villa Gabrielleb sur une parcelle boisée de plus d'un hectare. Aujourd'hui, cette demeure est devenue le collège Sainte-Thérèse.
Pierre-Édouard Frère est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1855.
Dans les années 1850 et 1860, il fait de fréquents séjour à Londres, où son art est reconnu. Il en ramène de nombreux dessins qu'il transpose en lithographies, publiées parfois dans L'Artiste. Il s'est essayé également à l'eau-forte, pour la Société des aquafortistes, entre autres.
En 1860, il effectue un voyage en Égypte dont il rapportera des compositions orientalistes.
Son fils, Charles-Édouard Frère (1837-1894) est également peintre.
Il est enterré avec son fils au cimetière d'Écouen.
Johann Georg Meyer
Johann Georg Meyer von Bremen (28 octobre 1813 Brême, Allemagne - 4 décembre 1886 Berlin), communément connu sous le nom de Meyer von Bremen, était un peintre allemand spécialisé dans les scènes bibliques, paysannes et familiales.
Meyer est le fils de Johann Georg Meyer, boulanger. Sa mère a une pratique religieuse stricte. À Brême, il suit des cours de dessin. À partir de 1833, il étudie à l'académie des beaux-arts de Düsseldorf. En plus de Wilhelm von Schadow, Karl Ferdinand Sohn en particulier y est son professeur. Meyer acquiert les compétences manuelles nécessaires pour pouvoir vivre de la vente de ses peintures, mais il échoue d'abord. De 1841 à 1852, il a son propre atelier à Düsseldorf. À partir de 1841, Meyer mène des études approfondies sur la culture Schwalm (de) à Schrecksbach. En 1843, il devient membre honoraire de l'Association des artistes de Brême (de). Lors de ses voyages à Bruxelles et à Anvers, Meyer découvre les œuvres de Peter Paul Rubens et d'Anthony van Dyck. Le 25 novembre 1851, il épouse à Brême la cantatrice Juliane Henriette Beer (née le 21 avril 1826 à Stockholm, morte le 22 mars 1910 à Berlin), fille du maître de chapelle Johann Adolph Ferdinand Beer (1792-1864) et de la chanteuse Marie Julie Henriette Grund (vers 1793–1861). Le cercle d'amis proches du couple comprend les peintres Hans Fredrik Gude et Adolph Tidemand, Wilhelm Camphausen, Andreas et Oswald Achenbach et Caspar Scheuren.
Lorsque son tableau La Prière d'une veuve reçoit la petite médaille d'or à l'exposition académique de Berlin, Meyer s'installe à Berlin en août 1852, où il devient professeur et ouvre plus tard un atelier. La vente de ses œuvres va de mieux en mieux : en 1838, il ne reçoit que 19 thalers et 25 gros pour le tableau Mère et enfant, tandis qu'en 1886 son dernier tableau La Chérie rapporte 25 000 mark à Berlin.
Meyer est particulièrement populaire auprès des émigrants en Amérique. Son œuvre La Lettre se trouve au Metropolitan Museum of Art de New York1. En 1854, le roi de Prusse le nomme professeur à l'académie des beaux-arts de Berlin.
Johann Georg Meyer est l'auteur d'environ 1 000 œuvres. À sa mort en 1886, il est enterré à l'ancien cimetière Saint-Matthieu de Schöneberg. En 1938-1939, dans le cadre des plans d'Albert Speer pour un axe nord-sud, sa tombe comme environ 15 000 autres tombes sont déplacées dans le cimetière de Stahnsdorf, où elle se trouve encore aujourd'hui.
Gaetano Chierici
Gaetano Chierici né à Reggio d'Émilie le 1er juillet 1838 et mort dans la même ville le 16 janvier 1920, est un artiste peintre italien principalement influencé par les Scènes de genre du mouvement néo-classique.
Né à Reggio d'Émilie, Chierici va étudier à l'École des beaux-arts de Reggio d'Émilie pour une période d'un an entre 1850 et 1851. Il poursuit ensuite ses études à Modène et à Florence avant de compléter ses études à Bologne sous la tutelle de Giulio Cesare Ferrari, peintre néo-classique. Il subira l'influence de nombreux artistes de son entourage dans ses jeunes années comme Alfonso Chierici, son frère, et Adeodato Malatesta mais sera plutôt animé par les prouesses des peintres du mouvement des Macchiaioli. C'est vers la fin des années 1860 que Chierici se spécialisa dans les scènes de genre. Sa participation dans les expositions des beaux-arts de l'Académie des beaux-arts de Brera en 1869 le rend célèbre, mais, son œuvre décline aussi à cette époque par une certaine répétition dans ses œuvres. Il fut aussi directeur de l'École de Dessin des Travailleurs de Reggio d'Émilie de 1882 à 1907 et son premier maire socialiste de 1900 à 1902.
Charles West Cope
Charles West Cope (28 juillet 1811, à Leeds - 21 août 1890, à Bournemouth) était un peintre anglais de l'ère victorienne, spécialisé dans les scènes de genre et d'histoire, ainsi qu'un graveur. Il a peint plusieurs fresques à la Chambre des Lords à Londres.
Cope est né à Park Square à Leeds, fils de Charles Cope, peintre de paysages à l'aquarelle et professeur d'art. Il reçoit le prénom «West», d'après celui d'un peintre célèbre, Benjamin West, et sa sœur unique Ellen, le deuxième prénom «Turner», d'après J. M. W. Turner - les deux peintres étant des amis de son père. Sa mère, une artiste aquarelliste «amateur douée», est décédée peu après la naissance de Charles.
Enfant, Charles est envoyé dans un pensionnat à Camberwell, à Londres, puis à «l'école de Terry» (sic) à Great Marlow, où il est victime de brimades et se casse le coude, ce qui le laisse avec un bras tordu à vie. Il est ensuite allé à la Leeds Grammar School, où il a souffert des attentions d'un professeur cruel.
En 1827, le père de Cope est tué dans un accident de diligence. La même année, il entre à la Sass's Academy de Bloomsbury, à Londres, et en 1828, il devient élève de la Royal Academy. Il obtient une médaille d'argent de la Society of Arts en 1829, une deuxième médaille à la Royal Academy Life School, et donc une bourse d'étudiant à vie. Pendant son séjour à Sass, il se lie d'une amitié durable avec Francis Cary et Charles Stonhouse. Vers 1830, il loge dans Great Russell Street, à Bloomsbury, près du British Museum.
En 1832, Cope se rend à Paris et exerce son art en copiant les vieux maîtres du Louvre, tels que Titien, Rembrandt et d'autres. En 1833, il expose pour la première fois à la Royal Academy - un tableau intitulé L'âge d'or. En septembre de la même année, il se rend en Italie, où il passe deux ans, gagnant sa vie en partie en peignant des tableaux sur commande. Son tableau Le premier-né est achevé à Florence et exposé à la British Institution.
De retour en Angleterre, Cope loge dans Newman Street, à Londres, puis s'installe au 1 Russell Place, où son propriétaire et sa famille deviennent ses modèles. C'est là qu'il peint Paolo et Franceses et Osteria di Campagna, qui sont exposés à la Royal Academy en 1837 et 1838 respectivement, et vendus peu après pour une somme considérable. En 1839-1840, il peint un grand retable (16 pieds sur 10) pour l'église St George, à Leeds, qui est exposé à la Royal Academy en 1840.
Cope fonde une société d'artistes appelée « The Etching Club » qui comprend des artistes tels que William Holman Hunt, Richard Redgrave et Samuel Palmer. Le club publie plusieurs livres d'eaux-fortes illustrant divers thèmes d'auteurs connus tels que «Le village désert» de Goldsmith, les sonnets de Shakespeare et «L'Allegro» et « Il ponseroso » de Milton.
Le 1er septembre 1840, Cope épouse Charlotte Benning, la fille d'un chirurgien ayant un grand cabinet à la campagne. Ils vécurent d'abord dans des logements meublés loués à Lisson Grove, à Londres, puis déménagèrent dans une maison à Kensington (que Cope avait lui-même commandée) en 1841. Cette même année, son tableau Poor Law Guardians : Board-day application for bread a été exposée à la Royal Academy.
En 1843, son dessin «Le premier procès devant jury» lui vaut un prix de 300 livres. En 1844, il soumet un autre dessin intitulé «Rencontre de Jacob et Rachel» et fait partie des six peintres chargés en juillet de la même année de préparer des dessins préliminaires, des esquisses en couleur et des spécimens de peinture à fresque pour la décoration de la Chambre des Lords. Il reçoit également 400 livres pour son dessin du Prince Henry reconnaissant l'autorité du juge Gascoigne. Cope reçut la commande d'exécuter ce dessin en fresque, ainsi qu'un autre représentant Édouard le Prince Noir recevant l'Ordre de la Jarretière. Ces commandes, ainsi que d'autres, ont amené Cope à peindre des fresques à la Chambre des Lords pendant plusieurs années. Il est également élu associé de la Royal Academy (ARA) en 1843.
En 1848, il devient académicien royal (RA) après avoir exposé une grande œuvre intitulée Cardinal Wolsey's Reception at Leicester Abbey (Réception du cardinal Wolsey à l'abbaye de Leicester). Cette année-là, il travaille sur les fresques de Griselda et Lara sur le mur de la salle d'attente supérieure de la Chambre des Lords. En 1849, il expose une peinture intitulée Le premier-né, qui est ensuite gravée pour l'Art Union de Londres. Cette année-là, il voyage en Italie et en Allemagne afin d'améliorer ses connaissances et sa technique de la peinture à fresque. Il rend visite à Peter von Hess à Munich, qui travaille sur une fresque de la basilique Saint-Boniface.
En 1850, Cope expose « King Lear and Cordelia » à la RA et, en 1851, «The Sisters» et «Laurence Saunders's Martyrdom». En 1852, il peint le «Mariage de Griselda» et en 1853, «Othello relatant ses aventures à Dessdemona». La même année, il tombe gravement malade à cause d'une tumeur interne. En 1854, il expose «Les amis» et en 1855 «Prisonniers royaux». En 1856, il peint «L'embarquement d'une famille puritaine pour la Nouvelle-Angleterre» pour le couloir des pairs de la Chambre des Lords, qu'il remplace par la suite par une fresque. Le tableau principal est envoyé en Amérique et Cope est nommé membre honoraire de la Philadelphian Society of Arts.
En 1857, Cope expose Affronted et exécute une fresque de The Burial of Charles I dans le couloir des pairs (House of Lords). En 1858, il expose The Stepping Stones et, en 1859, un tableau représentant Cordelia recevant la nouvelle des mauvais traitements infligés à son père, ainsi que la fresque de The Parting of Lord and Lady William Russell dans le couloir des pairs.
En 1861, la fresque «Raising the Standard» a été placée dans le couloir des pairs. En 1862, il peint (en utilisant la «méthode du verre d'eau») la fresque de «La défense de Basing House» et, en 1863-64, celle de «L'expulsion des fellows d'Oxford pour avoir refusé de signer le Covenant». En 1865, il expose une étude de Fra Angelico à l'huile, ensuite exécutée en mosaïque à plus grande échelle au South Kensington Museum. Cette année-là, son grand portrait posthume du prince Albert est accroché dans la grande salle de la Society of Arts.
En 1865 et 1866, Cope réalise ses plus belles fresques à la Chambre des Lords: «Meeting of Train Bands to relieve the Siege of Gloucester» et «Speaker Lenthall asserting the Privileges of the Commons» (le président Lenthall affirmant les privilèges des Communes). En 1867, il est nommé professeur de peinture à la Royal Academy et donne six conférences par an jusqu'en 1875. En 1867, il peint également une troisième scène (au clair de lune) d'Othello (exposée en 1868). La femme de Cope, Charlotte, meurt en 1868.
Cope continue d'exposer à la Royal Academy jusqu'en 1882, son tableau le plus important de cette période étant The Council of the Royal Academy selecting Pictures for the Exhibition, présenté en 1876. La même année, il se rend en Amérique en tant que l'un des représentants de la RA à l'exposition du centenaire de Philadelphie.
En 1879, Cope épouse en secondes noces Eleanor Smart. Ils s'installent à Maidenhead dans le Berkshire (sur la Tamise). En 1883, il prend sa retraite en tant qu'artiste professionnel, tout en continuant à peindre pour son propre plaisir et en pratiquant la navigation de plaisance et le cyclisme. Il écrit son autobiographie, Reminiscences, qu'il achève en octobre 1889.
Cope meurt à Bournemouth en 1890 après une brève maladie. Une plaque commémorative se trouve dans l'église St Mary Abbots à Kensington, Londres. Le fils du premier mariage de l'artiste, Arthur Stockdale Cope RA (1857-1940), est devenu un portraitiste connu et couronné de succès.
L'annexe II (p. 375 et suivantes) de ses «Reminiscences» (voir «lectures complémentaires») contient un catalogue complet des travaux de Cope, classés par ordre chronologique, qui s'étendent sur une période de 50 ans, de 1832 à 1982.
Marie Krøyer
Marie Triepcke Krøyer Alfvén (11 juin 1867 – 25 mai 1940) est une artiste peintre danoise.
Elle est principalement connue en tant que femme de Peder Severin Krøyer, l'un des membres les plus réputés de la colonie d'artistes les peintres de Skagen, qui s'est développée à la fin du XIXe siècle dans le nord du Danemark. Dès son plus jeune âge, Marie rêve d'être artiste, et après avoir reçu une éducation artistique dans une école privée à Copenhague (l'Académie étant fermée aux femmes), elle se rend à Paris pour continuer ses études. C'est là qu'elle rencontre Krøyer, début 1889, qui tombe immédiatement fou amoureux d'elle. Alors qu'il est son aîné de 16 ans, le couple se marie cet été-là et, en 1891, s'installe à Skagen. Très inspiré par la beauté de Marie, Krøyer réalise nombre de portraits de sa femme, en intérieur comme en extérieur, notamment sur la plage. La vie maritale devient plus difficile lorsque Krøyer passe par des épisodes de maladie mentale à partir de 1900, et Marie finit par avoir une liaison avec le compositeur suédois Hugo Alfvén, lui aussi emporté par sa beauté. Le couple a un enfant, Marie divorce et déménage en Suède avec Alfvén. Ils se marient en 1912, mais des problèmes du couple résulte à nouveau un divorce. Marie était réticente à peindre depuis sa rencontre avec Krøyer, qu'elle considérait comme bien plus talentueux. Elle est davantage connue en qualité de modèle de son mari que pour son propre travail, même si plusieurs de ses peintures ont récemment bénéficié d'un regain d'intérêt. Elle est aussi désormais reconnue pour ses contributions au design et à l'architecture. Certains de ses dessins n'ont été découverts qu'en 20022.
Bertha Wegmann
Bertha Wegmann (1847-1926) est une portraitiste danoise d'origine suisse, première femme à occuper une chaire à l'Académie royale des beaux-arts du Danemark.
Lorsque Bertha Wegmann a cinq ans, sa famille déménage à Copenhague, où son père devient marchand. Amateur d'art, il consacre une grande partie de son temps libre à la peinture. Elle s'intéresse très tôt au dessin, mais ne reçoit aucune éducation formelle jusqu'à l'âge de dix-neuf ans, lorsqu'elle commence à prendre des leçons avec Frederik Ferdinand Helsted, Heinrich Buntzen et Frederik Christian Lund.
Deux ans plus tard, avec le soutien de ses parents, Wegmann s'installe à Munich, où elle vit jusqu'en 1881. Elle étudie d'abord avec le peintre d'histoire Wilhelm von Lindenschmit le Jeune, puis avec le peintre de genre Eduard Kurzbauer, mais elle n'est pas satisfaite d'apprendre dans une atmosphère d'atelier et décide d'étudier directement d'après nature.
Elle se lie d'amitié avec la peintre suédoise Jeanna Bauck, avec qui elle fait plusieurs voyages d'étude en Italie. En 1881, elles s'installent à Paris, où Wegmann expose dans plusieurs salons et reçoit une «mention honorable».
L'année suivante, elle retourne à Copenhague, où elle est déjà connue pour les œuvres qu'elle expose au palais de Charlottenborg depuis 1873. Un portrait de sa sœur reçoit la médaille Thorvaldsen en 1883.
Quatre ans plus tard, Wegmann devient la première femme à occuper un fauteuil à l'Académie royale du Danemark. De cette année-là à 1907, elle est membre du conseil d'administration de la « Tegne- og Kunstindustriskolen for Kvinder » (école industrielle de dessin et d'art pour les femmes).
Elle continue d'exposer largement et représente le Danemark à plusieurs expositions universelles, dont l'Exposition universelle de Chicago.
Wegmann meurt subitement alors qu'elle travaille dans son atelier.
Agathe Röstel
Agathe Röstel (1868-1926) est considérée comme une peintre de genre académique romantique de l'école allemande. Elle est née à Munich, en Allemagne. La confusion concernant l'orthographe du nom d'Agathe (Röstel ou Roestel) a rendu difficile la détermination de ses dates de naissance et de décès.
Pour ajouter à la confusion, elle a signé ses premières œuvres A. Röstel et ses dernières œuvres A. Roestel. L'autre facteur contribuant à cette confusion est le fait que, comme d'autres femmes artistes du XIXe siècle, elle a tenté de cacher son sexe. Les femmes de cette période cachaient généralement leur sexe face aux préjugés inéluctables des jurys du Salon et des mécènes à l'encontre des femmes qui concouraient dans un monde dominé par les hommes.
Roestel est une peintre incroyable. Elle capture la beauté et l'innocence des enfants avec une fluidité et une aisance que l'on trouve rarement chez une artiste aussi jeune. Agathe a le génie de raconter des histoires avec ses peintures en capturant les enfants dans leur vie quotidienne.
Émile Munier
Émile Munier, né le 2 juin 1840 à Paris, mort le 29 juin 1895 était un peintre français représentatif de la peinture académique.
Émile Munier est né le 2 juin 1840 à la Manufacture Nationale des Gobelins, 66 rue des Fossés Saint-Marcel à Paris, où son père Pierre François Munier est artiste tapissier. Sa mère Marie-Louise Carpentier, originaire de Liéramont, est liseuse dans un tissage de cachemires. Il est baptisé en l'église de Saint-Médard.
La fratrie est composée de trois frères, François, Émile et Florimond. Les trois sont doués pour le dessin et entreront aux Gobelins. Émile réalise un autoportrait au pastel en 1854.
Il suit des cours de dessin dispensés par Abel-François Lucas, portraitiste et pastelliste, né à Versigny (Oise) en 1814. Il se fait remarquer par une «étude d'élève» représentant une femme d'une peinture de Boucher, d'une expressivité inhabituelle pour une tapisserie.
Le 10 août 1861, Émile Munier épouse Henriette Lucas, la fille de son professeur de peinture, en la chapelle des Gobelins.
Henriette meurt en 1867 peu après la naissance de leur fils Émile Henri. Le 4 janvier 1872, il se remarie à Paris avec l'artiste peintre Sargines Angrand, une condisciple et amie des familles Munier et Lucas. Ils ont une fille, Marie-Louise, en 1874.
Émile Munier meurt d'une congestion cérébrale le samedi 29 juin 1895 à 9 heures du matin et est inhumé au cimetière du Montparnasse.
Au cours des années 1860, Émile Munier est médaillé des Beaux-Arts à trois reprises. Disciple de William-Adolphe Bouguereau, sa peinture s'inscrit dans le mouvement académique face au courant impressionniste naissant. Il aime lui aussi peindre des enfants, auxquels il confère beaucoup d'expressivité, aimant à mettre en avant leur caractère joueur ou facétieux.
Il peint les toiles Le Voleur de Pommes et La Leçon de Tricot (aussi appelée Special Moment) en 1873 puis Favourite Kitten en 1874. En 1875, la toile La Source est inspirée d'un séjour chez les Lucas à Chennevières. Les dessins et aquarelles des années suivantes témoigneront de leurs vacances d'été sur les côtes normandes, à Arromanches et Grandcamp.
Pendant l'été 1879, Émile Munier se déplace dans les Ardennes pour réaliser le portrait de Madame de Chanzy. Il se liera d'amitié avec Émile Gallé.
Au début de 1881, les Munier emménagent dans une maison, boulevard Beauséjour. Leur fille Marie-Louise lui inspira plusieurs œuvres comme Naughty boy et L'enfant et le pantin en 1880, La jeune fille et la poupée (ou Jalousie), en 1882.
À l'occasion de la première communion de Marie Louise, en 1885, Munier peint l'Enfant Jésus qui deviendra un classique des images religieuses de 1re communion jusqu'au milieu du XXe siècle. La même année, il peint Favorite Pets où une jeune fille potelée joue avec un chat et un chien. Cette œuvre aura un grand succès aux États-Unis où elle sera reproduite pour une publicité de Pears’ Soap ou comme carte de vœux.
À partir de 1886, ses séjours réguliers en Auvergne lui inspirent de nombreuses scènes campagnardes mettant en scène des enfants, souvent accompagnés d'animaux : Le jeune chasseur (1888), La basse-cour (1889), La paysanne à la fourche (1889), La journée des confitures (1891), La jeune fille et le panier de cerises (1891), La fillette au tricot, La lettre d'amour.
En parallèle, il réalise des peintures de nu ou d'angelots qui rappellent l'œuvre de Bouguereau : La baigneuse (1882), Les deux cupidons (1883), L'amour désarmé (Cupid disarmed) (1886), Les deux amours (années 1890), Un sauvetage (1894)…
Il signera en 1893 et 1894 les portraits en pied de sa fille Marie-Louise et de sa bru Marguerite Aumont-Munier, puis quelques aquarelles en Auvergne et, peu avant sa mort, La jeune fille et le panier de chatons (1895).
Florent Willems
Florent Joseph Marie Willems né à Liège le 8 janvier 1823 et mort à Neuilly-sur-Seine le 23 octobre 1905 est un peintre belge.
Après avoir suivi les cours de l'Académie de Malines, et travaillé comme restaurateur à Bruxelles, Florent Willems vend son premier tableau au Salon de 1840 à Paris pour la somme déjà importante de 250 francs. Sir George Hamilton Seymour lui commande des portraits de sa femme et de ses enfants qui auront un succès considérable. Deux de ses œuvres exposées en 1842 à Bruxelles - Le Corps-de-garde et La Leçon de musique - sont acquises par Léopold Ier et Willems reçoit de la Cour plusieurs commandes de portraits en costumes historiques.
Avec son ami Alfred Stevens, il approfondit sa connaissance de la technique des maîtres flamands et hollandais du XVIIe siècle puis s'installe à Paris en 1844 où il connaît un grand succès. Deux de ses œuvres, exposées au Salon de 1855 - L'Intérieur d'un marchand de soieries en 1660 et Coquetterie - sont acquises par Napoléon III et l'impératrice Eugénie. Après avoir obtenu des médailles de 3e classe au salon de 1844, de 2e classe en 1846 et de 1ère classe en 1855, il est fait officier de la Légion d'honneur en 1864.
Le musée du Louvre le sollicite pour la restauration de certaines de ses toiles, notamment le Saint Jean-Baptiste de Raphaël.
Il est également un dessinateur prolifique, laissant de nombreux croquis de mobilier et de tapis des XVIIe et XVIIIe siècles. Sa grande spécialité reste le portrait de femme en pied, dans d'élégantes toilettes de soie ; il les met en scène dans des intérieurs au mobilier inspiré du XVIIe siècle, un peu dans l'esprit du Siècle d'Or hollandais. Ce sont des scènes de genre, dans lesquelles de jeunes femmes lisent ou écrivent, se regardent dans un miroir, discutent avec d'autres personnages.
Lorsque Florent Willems meurt, en 1905, plusieurs de ses œuvres sont exposées dans une grande "Exposition rétrospective de l'Art Belge (1830-1905)", dans laquelle, écrit le Journal des artistes, "On y admit deux vivants : Alfred Stevens et son camarade de jeunesse Florent Willems". Ce dernier avait exposé une dernière fois au Salon des Artistes français en 1901.
George Dunlop Leslie
George Dunlop Leslie (2 juillet 1835 - 21 février 1921) était un peintre de genre, auteur et illustrateur britannique.
Leslie est né dans une famille d'artistes, son père étant le célèbre peintre de genre Charles Robert Leslie RA, et son oncle Robert Leslie étant un artiste de marine. Il étudie l'art d'abord à la Cary's Art Academy, puis, à partir de 1854, à la Royal Academy. Sa première exposition à l'Académie a eu lieu en 1859 et, par la suite, il a exposé ses œuvres chaque année. Il est devenu associé (ARA) en 1868 et académicien royal (RA) en 1876.
George Dunlop Leslie a vécu très tôt à St John's Wood (Londres) et faisait partie de la St John's Wood Clique, un groupe d'artistes qui privilégiaient les sujets de genre légers. De 1884 à 1901, il réside à « Riverside », St. Leonard's Lane, Wallingford, Oxfordshire. Sa sœur Mary Leslie (1833-1907), également artiste, vit à « Cromwell Lodge », juste à côté. Un autre artiste, James Hayllar, résidait également dans le village et ils ont peint ensemble un portrait de la reine Victoria pour son jubilé d'or en 1887. À partir de 1906, il a vécu à «Compton House» à Lindfield, dans le Sussex.
Ses premières œuvres, telles que Matilda (1860), montrent la forte influence des préraphaélites, mais il s'installe dans un style de peinture plus académique et esthétique, avec pour objectif de montrer « des images du côté ensoleillé de la vie domestique anglaise ». Il utilise souvent des enfants comme sujets et son travail est loué par John Ruskin pour sa représentation de la « douce qualité de la jeune fille anglaise ». L'un de ses tableaux, This is the Way we Wash our Clothes (C'est ainsi que nous lavons nos vêtements), est utilisé comme affiche dans une campagne publicitaire pour du savon. Malgré son sujet apparemment trivial, l'œuvre de Leslie est très appréciée par les critiques de l'époque.
En 1889, alors qu'il vivait à Riverside House à Wallingford, Leslie est crédité d'avoir peint quatre peintures murales d'anges dans l'église St Leonards.
Leslie était également un auteur et a publié plusieurs livres. Our river (1888), Letters to Marco (1893) et Riverside letters (1896) ont tous été illustrés par lui en noir et blanc et sont basés sur des observations personnelles de la vie et de la nature dans sa région. Il a également écrit une histoire des premières années de la Royal Academy - The inner life of the Royal Academy.
Leslie était marié à Lydia. Ils ont eu une fille, Alice (représentée dans son tableau Alice au pays des merveilles) et un fils, Peter Leslie (1877-1953), également artiste. Parmi les amis et connaissances artistiques de Leslie figurent Sir Edwin Landseer, Frederick Walker et Henry Stacy Marks. Il meurt à Lindfield dans le Sussex.
En juin 2000, Les filles d'Eve, considéré comme l'un des plus beaux tableaux de Leslie, qui était resté accroché pendant 40 ans dans une école du sud du Pays de Galles (Llantarnam Comprehensive), a été vendu pour 170000 livres sterling à un collectionneur privé. L'argent ainsi récolté a servi à financer les travaux de construction de l'école, qui en avaient grand besoin.
