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Henry George Todd


Henry George Todd est né le 20 janvier 1847 au 27 St John's Street, Bury St Edmund's. Il est le fils de George Todd, artiste décorateur, et de son épouse Sophia née Spencer (9 Mary 1818-janvier 1893), qui se sont mariés le 8 avril 1845 à l'église St Mary, Bury St Edmund's.

Henry a fréquenté l'école de Bury St Edmund's, son père était artiste et grainetier, et le jeune George a été son apprenti et a été formé à la décoration et à l'écriture d'enseignes. À l'âge de 18 ans, Henry s'inscrit dans une école d'art et ses progrès l'amènent à étudier à l'école de South Kensington, aujourd'hui le Royal College of Art. Après avoir travaillé dans l'entreprise de décoration et de dorure de son père à Bury St Edmund's, Henry et son père George exposent leurs œuvres dans la boutique Todd's St Andrew's Street North. Vers l'âge de 27 ans, Henry arrive à Ipswich et entre au service d'Alfred Stearn & Son, l'entreprise de décoration la plus importante de la ville à l'époque. Il travaille dans le domaine du design, de la décoration et de la dorure, et reçoit des commandes de commerçants locaux pour leurs devantures, que beaucoup considèrent comme des œuvres d'art. Bien qu'Henry travaille à plein temps, il trouve toujours le temps de peindre ses natures mortes et ses paysages du Suffolk. En 1871, il est artiste et loge chez Mary Schulen, fabricant de poteries, au 1 Rope Walk, à Ipswich. L'année suivante, il épouse Ellen Lucy Quinton (1851-1923), âgée de 21 ans et originaire d'Ipswich. En 1881, il est «artiste des fruits et des paysages» et vit au 14 Waterloo Road, à Ipswich, avec sa femme Ellen, âgée de 29 ans, et leurs enfants, Ada Ellen, née en 1874, George William, en 1875, Eva Spencer, en 1876, et Arthur John, en 1880. Leur fille Kate Sophia, âgée de 16 mois, est décédée au 16 Woodhouse Street en novembre 1882.

Artiste particulièrement célèbre pour ses natures mortes et sa capacité à peindre des raisins, il est membre du Ipswich Fine Art Club 1885-1897 et expose depuis le 14 Waterloo Road, Ipswich, en 1883, trois œuvres : «Stone Lodge Lane», «To Beach Farm» et «Stone Lodge Lane from the Fields»; il expose fréquemment, ses huiles « Still Life, Edmund's Fine Art Society en 1880 trois natures mortes de fruits et en 1882 «Gainsborough's Lane» et en 1889 à l'exposition d'art de Woodbridge à l'Assembly Room, Bull Hotel, Woodbridge il a exposé plusieurs huiles. Il a également exposé une peinture à la Royal Academy, ainsi qu'à la Suffolk Street Gallery de la Royal Society of British Artists, et à la Dudley Gallery 1885-1898 du 46 Croft Street, Ipswich. Henry George Todd meurt à Croft Street, Ipswich, le 30 juin 1898, à l'âge de 51 ans. Il est enterré au cimetière d'Ipswich cinq jours plus tard. Il a signé ses œuvres «H. G. Todd».




Évariste Carpentier


Évariste Carpentier, né en 1845 à Kuurne et mort en 1922 à Liège, est un peintre belge de scènes historiques, scènes de genre et paysages animés. Au fil des années, sa peinture évolue de l'art académique, à ses débuts, vers l'impressionnisme. Il est, avec Émile Claus, l'un des premiers représentants du luminisme en Belgique.

Issu d’une famille de modestes cultivateurs de Kuurne, Évariste Carpentier suit, dès 1861, des cours à l’Académie des beaux-arts de Courtrai sous la direction d'Henri De Pratere. Il y obtient plusieurs distinctions.

En 1864, il est admis à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers et y suit l'enseignement de Nicaise de Keyser (1864-1868). Élève brillant du cours de peinture « d'après nature », il se voit attribuer le prix d’excellence en 1865, ce qui lui permet, l’année suivante, de bénéficier d’un atelier privé au sein même de l’Académie.

En 1872, Carpentier se fixe dans la métropole anversoise en y installant son propre atelier. Il y peint beaucoup d'œuvres de commande qui ne témoignent pas encore de sa personnalité d'artiste. Il commence ainsi sa carrière en abordant des sujets religieux, des thèmes liés à l'Antiquité et des scènes s’inspirant des maîtres flamands du XVIIe siècle, mais c'est véritablement dans le domaine de la peinture d’histoire qu’il se fait surtout apprécier. Le tableau Les premières nouvelles du désastre de la Grande Russie exposé au Cercle artistique d'Anvers en 1872, obtiendra d'ailleurs un grand succès.

Répondant toujours au goût académique de l'époque, il aime peindre les animaux de la ferme et plus généralement les charmes de la vie champêtre.

C'est au cours de cette période qu'Évariste Carpentier se lie d'amitié avec ses jeunes condisciples de l'académie parmi lesquels on trouve notamment Émile Claus, Théodore Verstraete, Frans Hens et Jan Van Beers ; les amis se rencontrent souvent aux expositions organisées par le Cercle artistique d'Anvers. À ce sujet, Émile Claus occupera, de 1874 à 1877, un coin de l'atelier d’Évariste Carpentier.

En 1876, une ancienne blessure au genou, occasionnée dans sa prime jeunesse, entraîne de graves complications le menaçant même d'amputation. Les douleurs l'empêchent de travailler. Il quitte alors Anvers pour rejoindre son village natal où sa sœur lui prodigue, pendant trois ans, soins et traitements.

Sur les conseils de son médecin, Carpentier quitte Kuurne, en 1879, pour le Midi de la France dans le but d'accélérer sa convalescence. L'année suivante, sur le chemin du retour, il s'arrête à Paris où il retrouve son ami Jan Van Beers. Celui-ci le persuade de s'installer dans la capitale française et de partager son atelier avec lui. Carpentier se met alors à peindre avec réalisme le milieu feutré de la bourgeoisie parisienne.

En 1881, il peut enfin se débarrasser définitivement de ses béquilles et s'établit au 71 du boulevard de Clichy. Il poursuit sa passion pour la peinture d’histoire. Les scènes de l'époque de la Révolution française et les épisodes de l'Insurrection vendéenne sont ses principales sources d'inspiration. L'artiste, ayant toujours eu une prédilection pour les épisodes dramatiques, y affine son art de la composition en cherchant à rendre davantage le caractère pathétique de faits historiques mineurs, comme ceux que l’on peut voir dans Chouans en déroute (1883) ou dans Madame Roland à la prison Sainte-Pélagie (1886). Ses toiles lui valent un franc succès auprès du public et les commandes s'enchaînent.

Cette réussite constitue cependant un frein à sa découverte de la peinture de «plein air». À cet égard, l'année 1884 marque un tournant décisif dans sa carrière. Carpentier se dégage des conventions de l'académisme et trouve enfin sa véritable voie. En effet, c'est en découvrant l'œuvre de Jules Bastien-Lepage qu'il s'initie au pleinairisme et se tourne vers la nature par le biais du mouvement réaliste. Il séjourne alors durant deux saisons principalement à Saint-Pierre-lès-Nemours près de la forêt de Fontainebleau mais aussi au Tréport et à Saint-Malo.

À son retour en Belgique en 1886 (il abandonnera définitivement son atelier parisien en 1892), Carpentier assiste à la promotion de l'impressionnisme lors de manifestations bruxelloises du Groupe des XX. Durant son long séjour en France, il rencontre déjà les impressionnistes mais est davantage marqué par le naturalisme de Jules Bastien-Lepage et de Jules Breton. Toujours est-il que, depuis ses débuts de peintre de plein air, sa palette s'éclaircit nettement et sa touche, dans une pâte parfois épaisse, devient progressivement plus souple.

Installé en Belgique, Carpentier continue cependant à voyager. De 1886 à 1896, il sillonne les campagnes, belges mais aussi françaises, à la recherche de nouveaux paysages. Il se rend fréquemment en Campine limbourgeoise à Genk avec ses amis, les paysagistes Franz Courtens et Joseph Coosemans, dans le Midi, mais aussi en Bretagne, région qu'il affectionne tout particulièrement.

En 1888, Carpentier épouse Jeanne Smaelen ; le mariage est célébré à Verviers. De cette union naîtront cinq enfants.

En 1890, le jeune couple s'installe dans le Brabant belge, à Overijse, où Carpentier peint La Laveuse de navets, une œuvre clé qui valut à l'artiste une deuxième médaille à Paris et qui fut acquise par le musée d'Art moderne de Liège.

En 1892, Carpentier déménage à nouveau pour s'établir à La Hulpe dans le Brabant wallon. C'est précisément à cette période que l'artiste s'épanouit et qu'il recherche maintenant la vérité de la nature selon des voies impressionnistes parallèles à celles de son ami Émile Claus. Il se tourne vers des tonalités délicates et une touche atmosphérique. Cette fois-ci, Carpentier prend résolument la voie de la modernité en devenant l'un des plus actifs propagateurs du luminisme.

Georges Simenon dira de lui:

Carpentier fut un impressionniste en ce sens que ses toiles font un trou dans le mur où on les append, fenêtres ouvertes sur la saine vie ensoleillée. Cependant, il serait vain de vouloir lui assigner sa place dans une quelconque classification, il a touché à tous les genres. Il est de ceux qui échappent aux étiquettes parce que leur inspiration est diverse comme la vie elle-même.

En janvier 1897, Carpentier présente sa candidature au poste de professeur de peinture à l’Académie royale des beaux-arts de Liège, devenu vacant à la suite de la mort d’Émile Delperée. La candidature de Carpentier est sérieuse. Son handicap : c’est de ne pas être Liégeois. Ceci va susciter de nombreuses polémiques. Néanmoins, fin juin 1897, après de vaines réactions wallonnes, Carpentier, alors âgé de 51 ans, est finalement nommé professeur de peinture à ladite académie et s'établit à Liège, rue Mont Saint-Martin.

Succédant à Prosper Drion, il assure les fonctions de directeur de l’académie de 1904 à 1910 tout en poursuivant l’enseignement8. En dépit des querelles causées par sa promotion et qui l'ont profondément blessé, Carpentier remplit sa tâche avec le même dévouement. À partir de 1905, il va vivre rue Hors-Château, toujours à Liège.

En venant s'installer comme professeur dans la Cité ardente, Carpentier détermine un tournant décisif dans l'évolution de la peinture liégeoise. Il libère la peinture de la grisaille et des conventions de l’art académique en installant l’esthétique impressionniste.

En vingt-et-un ans d’enseignement, nombreux ont été les disciples qui côtoyèrent le maître. Tous ne suivirent pas la manière de Carpentier. Parmi les plus connus et ceux qui ont subi significativement l’influence de leur maître, on trouve notamment Armand Jamar, Ludovic Janssen, Albert Lemaître et José Wolff. D’autres artistes liégeois sont passés par sa classe comme Fernand Steven, Robert Crommelynck, Adrien Dupagne, Marcel Caron, Jean Donnay ou bien encore Auguste Mambour. Par ailleurs, il prodigue des conseils à des peintres qui ne fréquentèrent pas sa classe tels que Xavier Wurth. Le peintre de l’Ardenne, Richard Heintz, bénéficiera également de ses encouragements.

À partir de 1906, Carpentier passe ses vacances d’été à Vieuxville dans la maison dite de « l'Abbé de Stavelot ».

Évariste Carpentier prend sa retraite en octobre 1919. Il meurt à Liège le 12 septembre 1922, à la suite d'une longue maladie.

Carpentier aura connu de son vivant un large succès. Au cours de sa carrière, il récolte de multiples récompenses et prix dans les expositions internationales d’Europe et des États-Unis (Chicago, Philadelphie…) dont les médailles d’or à Anvers, Munich, Berlin avec Soleil d’été (1896), Paris, Amsterdam, Barcelone, Nice. Oubliée peu après sa mort, son œuvre fut redécouverte tardivement vers la fin du XXe siècle. C’est maintenant que l’on se rend compte pleinement de l’importance de cet artiste non seulement en tant que professeur à l’Académie de Liège, où il donne le départ d’une nouvelle manière de peindre dans la Cité ardente, mais aussi pour l’ensemble de son œuvre qui constitue un chaînon essentiel dans l’épanouissement de la peinture belge moderne.




Léon Tanzi


Léon Tanzi né à Paris le 24 mai 1846 et mort à Blida (Algérie) en 1913 est un peintre et illustrateur français.

Élève à l'Académie Julian à Paris de William Bouguereau (1825-1905), Jules Lefebvre (1834-1912) et Benjamin-Constant (1845-1902), Léon Tanzi travaille dans le Tarn et débute au Salon en 1877 avec des scènes de genre de style orientaliste, des paysages et portraits. Ses sujets féminins relèvent du symbolisme.

Adrien Max le décrit comme étant un peintre sec et moustachu comme Don Quichotte, gymnasiarque hors-ligne et vélocipédiste primé, il était l'ami de Jules Léotard (1838-1870), l'inventeur du trapèze volant, du peintre Jules Garipuy (1817-1893) et de Marius Cazeneuve (1839-1913), illustre magicien qui en 1886 parvint à subjuguer la reine Ranavalo III.

L'écrivain Maurice Bouchor (1855-1929), frère d'un de ses élèves, lui rend hommage vers 1880 dans ces vers de mirliton:

Tête Brute délicieuse, ô vrai peintre Tanzouille
Toi dont le seul bonheur est de brosser sans fin,
De durcir les biceps, de manger à la faim,
Et de suivre, le soir, quelque svelte grenouille.

Il décora de panneaux muraux l’abbaye de Thélème, cabaret au 1, place Pigalle à Paris avec son ami Henri Pille (1844-1897) en représentant Gargantua ripaillant, ou encore à cheval sur les tours de Notre-Dame. Il fit également le portrait d'Alexis Bouvier, le maître des lieux, tableau exposé dans le premier vestibule. Le mobilier était de style gothique, les peintures dont rien ne subsiste représentaient des scènes érotiques et des ripailles moyenâgeuse.

Il demeure à Paris rue Monsieur le Prince, puis au 18, passage de l'Élysée des Beaux-Arts, enfin au 2, rue Tourlaque.

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1901.



NGC 1559


NGC 1559 est une galaxie spirale barrée située dans la constellation du Réticule, près du Grand Nuage de Magellan, mais beaucoup plus éloignée, à environ 35 millions d'années-lumière de la Terre. Hubble a visité cet objet pour la dernière fois en 2018. La lumière brillante capturée dans cette image offre une mine d'informations qui, grâce à Hubble, peuvent être utilisées à la fois par les scientifiques et le public.

La quantité de nébuleuses dans cette galaxie est impressionnante, sans oublier leur grande taille!

Cette galaxie est à peine plus petite que la Voie lactée (75000 à 96000 années-lumière de diamètre), et elle est gravitationnellement isolée.

Cette image est composée de dix images différentes prises par le télescope spatial Hubble, chacune filtrée pour recueillir la lumière d'une longueur d'onde ou d'une gamme de longueurs d'onde spécifique. Elle couvre la sensibilité de Hubble à la lumière, de l'ultraviolet (275 nanomètres) au proche infrarouge (1600 nanomètres), en passant par le bleu, le vert et le rouge. Cela permet d'enregistrer des informations sur de nombreux processus astrophysiques dans la galaxie: le filtre rouge de 656 nanomètres utilisé ici en est un exemple notable. Les atomes d'hydrogène ionisés peuvent émettre de la lumière à cette longueur d'onde particulière, appelée émission H-alpha. Les nouvelles étoiles qui se forment dans un nuage moléculaire, composé principalement d'hydrogène, émettent de grandes quantités de lumière ultraviolette qui est absorbée par le nuage, mais qui l'ionise et le fait briller de cette lumière H-alpha. Par conséquent, un filtrage permettant de ne détecter que cette lumière constitue un moyen fiable de détecter les zones de formation d'étoiles (appelées régions H II), illustrées sur cette image par les couleurs rouge et rose vives des taches florissantes qui remplissent les bras spiraux de NGC 1559.

Ces dix images proviennent de six programmes d'observation différents avec Hubble, de 2009 à aujourd'hui. Ces programmes ont été menés par des équipes d'astronomes du monde entier avec des objectifs scientifiques variés, allant de l'étude du gaz ionisé et de la formation des étoiles, au suivi d'une supernova, en passant par le suivi des étoiles variables pour contribuer au calcul de la constante de Hubble. Les données issues de toutes ces observations sont conservées dans les archives de Hubble, à la disposition de tous, non seulement pour de nouvelles recherches scientifiques, mais aussi pour créer des images spectaculaires comme celle-ci ! Cette image de NGC 1559 rappelle donc les opportunités incroyables que le télescope spatial Hubble a offertes et continue d'offrir.

Voici 6 étoiles identifiées sur le cliché du HST numérotées de 1 à 6 (n'hésitez pas à zoomer):

1 - Gaia DR3 4676459661466251904. Il s'agit d'une étoile orange 15% plus petite et 30% moins massive que le Soleil située à 2517 années-lumière.
2 - Gaia DR3 4676459661466252288. Il s'agit d'une étoile orange/rouge de même taille et 30% moins massive que le Soleil située à 7571 années-lumière. Juste à gauche d'elle, très proche, se trouve Gaia DR3 4676459661464302720, une naine rouge 80% plus petite et massive que Soleil. Elle est située à 2931 années-lumière.
3 - Gaia DR3 4676459695825988224. Il s'agit d'une étoile jaune 20% plus grande et 10% plus massive que le Soleil située à 1894 années-lumière (espérance de vie: 8,5 milliards d'années).
4 - Gaia DR3 4676459695825989376. Il s'agit d'une étoile orange 20% plus petite et 40% moins massive que le Soleil située à 5445 années-lumière.
5 - Gaia DR3 4676459627106513792. Il s'agit d'une étoile jaune/orange au moins deux fois plus grosse et 20% plus massive que le Soleil à plus de 30000 années-lumière (sa distance est indéterminable par la parallaxe).
6 - Gaia DR3 4676506768667550592. Il s'agit d'une naine rouge 80% plus petite et massive que le Soleil située à 1562 années-lumière.
7 - Gaia DR3 4676459657169273088. Il s'agit d'une naine rouge 70% plus petite et massive que le Soleil située à 5969 années-lumière.


Source:
esahubble.org/images/potw2438a…



Le Grimpereau des bois


Le Grimpereau des bois (Certhia familiaris), aussi appelé Grimpereau familier, est une espèce de passereaux de la famille des Certhiidae.
Il est insectivore et monte vers le haut des troncs pour chercher les invertébrés qu'il trouve dans l'écorce avec son fin bec incurvé.


D'énormes bulles repérées à la surface de l'étoile géante R Doradus.


Selon un article publié dans la revue Nature, ces bulles de gaz géantes et chaudes à la surface de R Doradus ont une taille environ 75 fois supérieure à celle de notre soleil.

Ces images de R Doradus ont été prises avec ALMA le 18 juillet, le 27 juillet et le 2 août 2023. Crédit image : ALMA / ESO / NAOJ / NRAO / Vlemmings et al.

R Doradus est située à environ 178 années-lumière dans la constellation méridionale de Dorado.

Également connue sous le nom de HD 29712, IRAS 04361-6210 ou TIC 38877693, l'étoile a un diamètre d'environ 350 fois celui du Soleil.

Sa masse est similaire à celle de notre Soleil, ce qui signifie que R Doradus est probablement assez semblable à ce que sera le Soleil dans cinq milliards d'années, une fois qu'il sera devenu une géante rouge.

R Doradus est généralement visible à l'œil nu, mais dans l'infrarouge, c'est l'une des étoiles les plus brillantes du ciel.

«Les étoiles produisent de l'énergie en leur cœur grâce à la fusion nucléaire», expliquent le professeur Wouter Vlemmings et ses collègues de l'université de technologie de Chalmers.

«Cette énergie peut être transportée vers la surface de l'étoile sous la forme d'énormes bulles de gaz brûlantes, qui se refroidissent ensuite et coulent - comme une lampe à lave.»

«Ce mouvement de mélange, appelé convection, distribue les éléments lourds formés dans le cœur, tels que le carbone et l'azote, dans l'ensemble de l'étoile.»

«On pense également qu'il est à l'origine des vents stellaires qui transportent ces éléments dans le cosmos pour construire de nouvelles étoiles et planètes.»

«Jusqu'à présent, les mouvements de convection n'avaient jamais été étudiés en détail dans des étoiles autres que le Soleil.»

À l'aide de l'Atacama Large Millimeter/submillimeter Array (ALMA), les auteurs ont observé R Doradus pendant quatre semaines, entre le 2 juillet et le 2 août 2023.

Ils ont pu obtenir des images à haute résolution de la surface de l'étoile.

«C'est la première fois que la surface bouillonnante d'une véritable étoile peut être montrée de cette manière», a déclaré le professeur Vlemmings.

«Nous ne nous attendions pas à ce que les données soient d'une qualité telle que nous puissions voir autant de détails de la convection à la surface de l'étoile.»

«La convection est à l'origine de la magnifique structure granulaire observée à la surface de notre Soleil, mais elle est difficile à observer sur d'autres étoiles», a déclaré le Dr Theo Khouri, également de l'université technologique de Chalmers.

«Grâce à ALMA, nous avons pu non seulement observer directement les granules de convection, dont la taille est 75 fois supérieure à celle de notre Soleil, mais aussi mesurer pour la première fois la vitesse à laquelle ils se déplacent.»

Les granules de R Doradus semblent se déplacer sur un cycle d'un mois, ce qui est plus rapide que ce que les astronomes attendaient en se basant sur le fonctionnement de la convection dans le Soleil.

«Nous ne savons pas encore ce qui explique cette différence. Il semble que la convection change au fur et à mesure que l'étoile vieillit, d'une manière que nous ne comprenons pas encore», a déclaré le professeur Vlemmings.

«Des observations telles que celles de R Doradus nous aident à comprendre comment les étoiles comme le Soleil se comportent, même lorsqu'elles deviennent aussi froides, grosses et bouillonnantes que R Doradus.»

«Il est spectaculaire que nous puissions maintenant imager directement les détails de la surface d'étoiles si lointaines et observer la physique qui, jusqu'à présent, n'était observable que dans notre soleil», a déclaré Behzad Bojnodi Arbab, étudiant en doctorat à l'université technologique de Chalmers.

Source:
sci.news/astronomy/huge-bubble…



Le télescope spatial Hubble a contribué à résoudre le mystère de l'eau qui s'échappe de Mars.


Les scientifiques ont découvert que les taux d'échappement de l'hydrogène et de l'«hydrogène lourd», appelé deutérium, changent rapidement lorsque Mars est proche du Soleil. Cette découverte bouleverse l'image classique que les scientifiques avaient jusqu'à présent, selon laquelle ces atomes se diffusaient lentement dans l'atmosphère jusqu'à une hauteur où ils pouvaient s'échapper. L'extrapolation du taux d'échappement dans le temps a aidé l'équipe à comprendre l'histoire de l'eau sur la planète rouge.

Voici des images Hubble dans l'ultraviolet lointain de Mars à son point le plus éloigné du Soleil, appelé aphélie, le 31 décembre 2017 (en haut), et à son point le plus proche du Soleil, appelé périhélie, le 19 décembre 2016 (en bas). L'atmosphère est clairement plus lumineuse et plus étendue lorsque Mars est proche du Soleil.

La lumière solaire réfléchie par Mars à ces longueurs d'onde montre la diffusion par les molécules atmosphériques et la brume, tandis que les calottes polaires et certaines caractéristiques de la surface sont également visibles. Hubble et MAVEN de la NASA ont montré que les conditions atmosphériques martiennes changent très rapidement. Lorsque Mars est proche du Soleil, les molécules d'eau s'élèvent très rapidement dans l'atmosphère, se brisant et libérant des atomes à haute altitude.

Source:
esahubble.org/images/opo2428a/